Du 9 février au 22 février 2026, une rencontre interculturelle des plus marquantes s’est tenue au Sénégal, chez notre partenaire AJE. Un groupe de jeunes Belges et de Sénégalais.e.s ont eu l’opportunité, au détour de ce séjour d’immersion, de s’initier à la photographie.
Après un vol vers Dakar qui s’est très bien passé, le groupe belge, composé de Daria, Fred, Bilal et Margot, ont passé la nuit du 09 février à Thiès pour arriver le lendemain à la ferme-école de Ndoumboudj en fin d’après-midi, pour débuter leur projet de rencontre, encadrée par Action Jeunesse Environnement (AJE) et Asmae.
L’accueil à la ferme par les volontaires sénégalais.e.s était parfait : chants, danses et djembé, tout y était. Du côté sénégalais, un peu plus nombreux, il y avait bien sûr Moussa, Everienne, Modou et François, qui sont les piliers de la ferme-école, ainsi que Salif, Fatoumata Dieng, Baba, Emmanuel, Fatoumata Diallo, Ousmane, Fatou Ndoumbé et Diarra. Grâce à leur accueil, l’ambiance était à son comble et la rencontre interculturelle a pu démarrer au mieux.
Participation et contribution à la ferme-école
Les jeunes Belges et Sénégalais.es ont participé aux différents aménagements de la ferme-école. Entre l’agroécologie au potager, la décortication des arachides et la peinture de la salle à polyvalente qui vient d’être construite, il n’y avait pas de quoi s’ennuyer. Côté agroécologie encore, un atelier de transformation de fruits et de légumes a été animé par Everienne afin de créer du sirop de citron. Quelques jours plus tard,ils et elles ont également concocté du sirop de bissap.
Ces activités et engagements quotidiens ont permis aux jeunes de développer leur cohésion d’équipe, de les sensibiliser au bien-être de leur environnement et de contribuer aux aménagements de la ferme-école, tout en créant du liens entre eux et elles.
Des activités interculturelles de qualité
Les animations interculturelles ont permis au groupe de vivre des moments de partage et de convivialité. Les soirées belges ont été très appréciées par tous et toutes, car c’est un moyen pour les sénégalais.es de découvrir un peu la Belgique, même de loin. Le jeu du Loup-Garou notamment a été le jeu le plus joué. Les soirées sénégalaises ont permsi aux Belges de passer de très bons moments à chanter et à danser sur différentes chansons folkoriques, autour d’un feu, soigneusement préparé par leurs hôtes.
Un projet photo en commun
Au fil de la rencontre interculturelle, Margot et Ennio ont animé des ateliers de photographie. Margot, a étudié le photojournalisme et elle travaille actuellement à Asmae, sur les projets de volontariat sur évènements tout en découvrant pour la première fois le Sénégal et le partenaire AJE. Il semblait évident que sa passion pour la photo soit mise à contribution dans ce projet. Ennio quant à lui travaille en tant photojournaliste pour la Libre Belgique. Deux profils professionels pour accompagné au mieux le groupe.
L’objectif de ces ateliers était, à travers l’oeil de la caméra et son apprentissage, de développer l’esprit critique des jeunes, tout en s’amusant à photographier et d’apprendre ensemble. Les animateur.rice.s des ateliers ont particulièrement apprécié mobiliser les jeunes à chercher des idées, à les observer à s’investir dans chaque photo et à s’engager pleinement dans le projet. De plus, c’était une première pour pas mal de jeunes que de manier un appareil professionnel. Ils et elle ont pris en tout cas beaucoup de plaisir à participer et à photographier tout ce qu’iels trouvaient d’esthétique dans leur environnement.
Du script à la photographie
Plus concrétement, les ateliers ont pu abordé diverses angles d’apprentissage. Le premier a invité les jeunes à monter, en duo, une idée de script et de storytellin et d’aller ensuite prendre des photos directement avec leur téléphone ou avec un des appareils photos mis à disposition par Margot et Ennio. Cet exercice a permis à nos amateurices photo en herbes de développer leurs capacités de réflexion et surtout à collaborer en duo.
Le portrait d’un.e inconnu.e au marché de Passy
Le second atelier a été dédié au portrait. Cette fois-ci, les jeunes ont photographié leur duo en dans une situation choisie et appréciée afin de démontre leur identité.
Lors d’une sortie de groupe au marché de Passy, qui plonge les belges dans la vie quotidienne de leur hôte, Margot et Ennio ont invité les jeunes à profiter de ce moment pour ressentir l’effervessence du lieu et donc de son cadre parfait pour photographier. Les jeunes se sont donc exercé.e.s et ont demandé à des marchand.e.s leur complicité et accord pour faire leur portrait. Un exercice que touste ont trouvé très stimulant et amusant, leur permettant de rentrer à la ferme le coeur empli d’accomplissement et de fierté, et de belles photos bien sûr !
Des photos d’ambiance jusqu’au crépuscule
Pour le dernier atelier photo, Margot a invité les jeunes à photographier non des humains pour une fois, mais plutôt leur lieu d’accueil, celui de la ferme-école. Pendant que le soleil commençait doucement à se coucher, les jeunes se sont mis.e.s à déambuller aux alentours. Les photos étaient diverses, chacun.e ayant sa perception. Il y a eu le matériel d’agroécologie, le château d’eau, la corde à linge, … Sous un oeil nouveau et aguerri, tout peut devenir beau. Et pendant ce temps de découverte, un atelier culinaire belge avait lieu, permettant d’alterner entre la préparation d’une salade liégeoise et de crêpes et la prise de photos d’ambiance, favorisant ainsi la création artistique.
Une passion, un talent caché même ?
Le projet photo a permis au groupe de se découvrir photographe, d’utiliser un appareil photo professionnel, de réfléchir ensemble à un script, de faire des portraits et des photos d’ambiance. Et dans ces exercices, les jeunes ont pris énormément de plaisir, à apprendre et à se découvrir les un.e.s les autres. Certain.e.s, comme Fred et Ousmane, ont même déclaré avoir découvert une passion, et en effet, on ne pouvait nier ce talent longtemps caché et enfin révéle.
La photo a permis surtout de renforcer les liens entre les jeunes et de permettre une rencontre interculturelle riche et frunctueuse en échanges et contribution au lieu.
En effet, les jeunes Belges et Sénégalais.e.s ont eu l’opportunité d’en apprendre plus sur l’agroécologie, de se sensibiliser aux questions environnementales, et de comprendre pourquoi il est important, notamment dans la région, de favoriser la permaculture plutôt que l’agriculture conventionnelle. Les jeunes ont aussi pu contribuer aux différents activités de la ferme-école en décortiquant les arachides, en arrosant les sols, ou encore en transformant du sirop de citron et de bissap.
Cette participation aux activités est bien entendu la porte d’entrée à créer du lien entre jeune et à les inviter à se questionner sur leurs actions futures, comment peuvent ils et elles à leur tour s’engager à leur échelle et devenir des acteurs et actrices de changement.





